Sous la foudre...

08 novembre 2019

Savoir

J'ai mis du temps pour trouver les mots à nouveau mais là ils ont fini par venir à moi. Et ça valait le coup de chercher, de se triturer, pour sentir cette sérénité dans l'exactitude, la précision, de toucher du doigt ce que l'on ressent profondément, de mettre en mots une vague à l'âme.

Oui, j'adore être avec toi, te fréquenter, échanger, j'adore, j'aime, parce que ça matche, parce qu'on a la relation qui me va bien, le bon dosage, le partage bienveillant. Même si, comme d'hab, on a tout ça parce que je fais en sorte que ça le fasse. Parce que ça ne serait pas magique, si je ne décidais pas de mettre un peu d'étoiles, de folie, de fantasque dans tout ça. Parce que je le décide, encore. Parce que je me contente et me satisfait, encore, de ce que tu donnes en retour, même si c'est bien mince, je comprends que c'est ton maximum, je crois comprendre derrière ce regard, ce merci, cet appui, je pense qu'il y a du sincère.

J'aime et j'ai le coeur qui bat de notre proximité, mais. Ce n'est pas assez. Ce n'est pas suffisant.

Je ne veux pas partir. Ce serait une folie. Une bêtise. Partir pour aller où, pour faire quoi, pour éternellement recommencer, faire ses preuves, dans un environnement tout autre. Partir se prépare et c'est trop prématuré. J'ai plus à perdre à ce stade.

A ma place précédente, le contenu n'était pas bien folichon, mais... je manageais. Je gérais. Je donnais des directions, des suggestions, des conseils, des lignes, on me demandait mon avis, je le donnais. J'étais experte. J'avais un savoir, je le vulgarisais, on me demandait des explications, des images, du concret, je le fournissais, et ça me faisait grandir et apprendre un peu plus car j'avais cette capacité de recul. Et j'avais un regard sur cet équipe. Un avis. On marchait en tandem et ça fonctionnait bien.

A la place d'aujourd'hui, je suis la basse besogne. Je fais le tout venant, les affaires courantes. J'observe, je lis, je m'instruis, on me confie, on me renseigne, on me donne des infos, des élements, mais je n'en fais rien. On ne me consulte pas sur ces choses là. On n'estime pas, peut être "pas encore" si l'on reste positif, que ça pourrait être de mon ressort.

Voilà. Les choses évolueront, peut être, sans doute, si je t'écoute et je te crois, elles évolueront et c'est à moi d'apprendre la patience, et ne pas le vivre comme une frustration. Mais je le dis comme je le sens, sans chercher une solution, juste comme ça vient, comme je le visualise.
J'avais une place. Une compétence, une reconnaissance, une force même, peut être. Que j'ai perdu. Que je dois recréer, refaire, reprendre, dans un environnement plus exigeant, plus technique, d'un plus haut niveau, où je ne suis, de fait, plus confiante, parce qu'on attend de moi quelque chose dont j'ignore si j'ai la faculté, la capacité, de donner. Où j'ignore si je peux être à la hauteur de l'attendu, et de ton estime. Où le syndrome de l'imposteur est cruellement au rendez-vous. Je suis à la fois frustrée de ne pouvoir être pilote, mais soulagée de ne pas l'être vu mon incompétence. Y a pas de solution. Pas de mot à apporter en plus à ce sentiment. Un combat à résoudre entre moi et moi.

Reste à savoir combien de temps on peut survivre en enfouissant, en restant sur le côté, en regardant passer sans mots dire. En étant bon petit soldat, toujours prête, au taquet, et le coeur qui saigne au second rang.

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06 novembre 2019

Lassitude

Envie de rêver de toi, de penser à toi, que ce soit doux, tendre, simple, complice.

Envie de plonger ma tête dans tes bras ou tes épaules, pour oublier ces moments de lassitudes, de chianteur, d'indécision, de doutes et de questionnement.

Il est certain que j'en attend plus, il est certain qu'une frustration est née, peut être pas vouée à rester, mais il est sûr en revanche que j'ai me battre contre moi-même et mon ego un peu trop bruyant d'impatience.

Las de gérer les affaires courantes, l'usuel, le routinier. Je veux du projet, je veux mon projet, je veux porter en propre quelque chose d'actuel, de courant, quelque chose qui me ferait vraiment rentrer dans la danse, dans la cour des grands. Mais regarde-toi à réclamer alors que tu viens d'arriver, qu'il y a quelques semaines encore, tout n'était que paillettes et "je n'ose y croire", tu voudrais aujourd'hui tout, tout de suite, alors même que tu sais qu'il faut le temps que ça s'installe. Moi contre mon ego je disais. Je ne sais pas pourquoi il faut toujours que ce soit ainsi.

Alors je m'invente des rêves et des fantasmes récurrents qui passent le temps, qui transforment l'ordinaire, jusqu'à ce que la magie s'estompe et que le réveil soit brutal. Jusqu'au prochain battement de coeur. Car il n'y a que cela, désormais qui me tient. La pulsation, le coeur qui se serre, être prises aux tripes, au ventre. Les papillons. Je n'imagine pas la vie sans papillons.

Et ce soir j'ai bien envie d'en avoir, mais simplement. De manière apaisée. Juste me plonger dans tes yeux, juste un peu de bienveillance, sans jeu, sans joute, sans manipulation de part et d'autre. Que tu me parles de toi, de tes journées, simplement, je suis lasse de toujours demander, faire parler, remplir le vide, aussi. J'aimerais que les choses soient simples, parfois, que tu viennes à moi sans que j'ai à me battre pour, que tu le fasses de façon volontaire, spontanée, on échange, on se raconte.

Parce que j'ai appris, petit à petit, difficilement mais appris quand même. Quand on apprécie quelqu'un, quand on est heureux de sa compagnie, on parle un peu de soi, on s'ouvre, on se dévoile, on partage. L'échange. Les deux sens. Je n'ai pas de patience pour l'unilatéral.

Est-ce qu'il est question de baisser la garde et obtenir ta confiance et l'ouverture de tes portes ? Est-ce que ça marche comme ça chez toi ? Ou es-tu simplement muet tout le temps, à en perdre l'intérêt, à en perdre l'envie de se battre pour percer un mystère qui en fait n'en est pas un ? Je me bats si je sens que ça en vaut le coup. Et pourtant, j'ai bien l'impression qu'il y a quelque chose de ce goût là, mais je n'arrive pas à le cerner. Et mon oscillogramme, entre abattament et énergie folle, influence le radar.

D'où mon envie de simple. Sans fards. Sans jeu, sans se chercher, sans avancer couvert, sans risque. J'ai envie de rêver de toi. J'ai envie de rêver à toi. Que ce soit facile, complice, pur, sans calcul et sans arrière pensée. Sans double jeu.

Mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible.

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23 octobre 2019

again

avec du grammage

j'écris encore à ton attention, je viderai encore mon sac

j'ai eu tellement tellement tellement envie d'être proche ce jour, parce que tu tendais les perches, parce que tu étais dispo, ouvert, partant, joueur, parce que tu étais comme j'aime. Mais moi je ne l'étais pas. Parce que j'essaie de doser, parce que comme d'hab, je me fais désirer, je refroidis, je rentre dans le moule et la place que l'on m'assigne. Pas de vague, ni trop, ni trop peu, invisible, uniforme, coller aux attentes.

Mais tu étais là, dispo, ouvert, partant, joueur, comme j'aime. Comme avant, comme attendu.

Peut être parce que sur le départ, bientôt en vacances, bientôt plus là, loin. Mais que tu vas me manquer à ce moment ! Que tu me manques déjà, à vrai dire, parce que c'est comme si tu étais déjà parti.

Une pointe de déception de ta part, quand j'ai dit que j'étais absente vendredi. Mais quand toi tu es absent, tu ne préviens pas, et tu ne vois pas ma déception perso !

Le chat... la souris...

j'essaie de doser, j'essaie de ne pas être trop en demande, pas trop relou, pas trop, de manière générale.

Mais alors pourquoi viens-tu me chercher ? Pourquoi remettre une pièce dans la machine quand tu sens qu'elle s'éteint ?

Fuis moi je te suis... Une frustration savamment entretenue.

Tu me manque, nos moments me manquent, mon exclusivité me manque, notre complicité me manque. Elle est palpable, elle est là, elle n'attend que ça pour ressurgir. Peut être es-tu prudent à ton tour, je ne sais pas, peut être ai-je envie de me le dire aussi, beaucoup.

Ca reste doux de se plonger dans tes yeux. Ca reste un bonheur de te faire rire, et même le plus grand. Ca reste le summum d'être en phase, d'être d'accord et dans la même dynamique. Ca reste toujours très doux, fort, prenant, d'être dans tes yeux en silence.

 

Sevrage again. Tu me manques.

 

 

 

Et. Je pourrais l'écrire, encore, encore, encore. De toute les façons qu'il soit, sous tous les angles, toutes les coutures. A en devenir dingue. Je fais violence de ne pas saisir mon téléphone, simplement parce qu'il y a du grammage dans le sang, je prends vraiment sur moi pour ne pas t'envahir.

Tu réponds. Malgré toi, ou c'est moi qui ait envie de le penser, ou un peu des deux. Tu es réceptif. Tu es là. Tu viens m'embêter. Tu me regarde en coin. Tu alimente. Tu réponds. Ca me saisit.  Je perds mes mots et mes moyens. Tu es réceptif. Je me répête, toujours, parce que je ne le réalise pas, parce que c'est doux, agréable, bon, à répêter.

Mais comme d'hab ! Je paie le sevrage que je m'impose moi même ! Si je ne m'étais pas éloignée aujourd'hui, si je n'avais pas jouer la carte du transparent, du retrait, je n'aurais pas payé ce manque que je me suis imposé ! Crétine !

Mais je sais que ce sevrage, cette distance, est nécessaire, pour doser, toujours, mieux y revenir, encore, et finalement peut être éviter les déceptions des jours sans, des jours distants de ta part, des jours bookés et pas dans l'assiette.

Et en même temps. Tout cela je l'entretien de moi-même. La distance est mutuelle, même si naturelle chez toi. C'est ma façon à moi de te faire comprendre qu'on n'a rien sans rien. Que je ne passerai pas mon temps à donner sans attente de retour, qu'il va falloir compter avec moi dans la partie. Et je sais que ça prendra du temps, mais cela j'en fais mon affaire, car pour cet aspect, il est juste question de travailler ma patience. Je sais qu'à la fin, je gagnerai gros: ta confiance, tes verrous, tes confidences. Ce sera dur d'y arriver et certainement le plus gros challenge de patience à relever. De travail personnel. De flexibilité et de sourire à toute épreuve. Mais oui. Il y a de ces jours où je retire volontairement le sourire et l'entrain, pour que tu viennes à moi. Pour que tu viennes me chercher. Et aujourd'hui, ça a un peu marché. Compter, entrevoir, les signes positifs.

Ta réaction sur mon absence vendredi. Ton regard, ton rire, à mes bons mots. Ton sourire dès que tu venais vers moi. Ton parfum...

Ce frisson perpétuel.

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18 octobre 2019

Pas d'écriture

Je ne t'écrirai pas

que tu me manque un peu, quand je sais que je ne vais pas te voir le lendemain

que j'ai toujours cette fraction de seconde, à réception d'un message, fration d'incertitude et d'espoir qu'il provienne de toi

pour dire une bétise ou un truc sérieux, important ou pas, où je serais toujours prête à répondre

Je ne t'écrirai pas

que ça m'attriste un peu quand tu n'es pas dans ton assiette

parce que tu n'es pas là pour moi, parce que j'attends beaucoup de retour, peut être une exigence et un monopole trop pressant, que j'essaie de faire taire justement pour ne pas en devenir gonflante et en demande permanente. Mais parce que aussi tu as distillé savamment quelques pépites, quelques étoiles, quelques paillettes de rêve et qu'on s'habituerai presque tous les jours à avoir sa petite dose, que finalement le quotidien devient banal, quelconque, sans saveur. Alors qu'il reste quotidien dans un univers incroyable... on en viendrait presque à s'accomoder du fantastique, nature humaine en retour de galop, l'exceptionnel devient la routine, et le niveau d'attente augmente...

ça m'attriste aussi parce que je me sens démunie, désarmée, parce que je ne peux rien faire, alors que je ne peux pas TOUT faire, et que ça ne tourne évidemment pas autour de moi, mais c'est ainsi. Mère Theresa ou en demande d'attention/reconnaissance, à voir, mais les faits sont là, j'aimerai faire, soulager, porter pour toi, et je ne peux pas. Rien de grave, rien d'important, mais quand même. Je voudrais être là, entièrement, mais ce n'est pas possible. Apprendre là dessus aussi.

Je ne t'écrirai pas combien j'ai hâte de fixer ces promesses de voyage

Je ne t'écrirai pas non plus comme je projète ce futur retour où j'aurai le savoir, les infos, où je te délivrai tout ce que tu veux savoir, où tu m'écoutera, où j'aurai, finalement l'ascendance et ta considération

Je ne t'écrirai pas mon envie de ces moments privilégiés là, en général, qu'il s'agisse de ce retour ou des moments où tu me confiera tes secrets dans un cadre bien particulier.

Je ne t'écrirai pas combien je pense à toi encore ce soir, à écrire un nouveau billet d'ailleurs, qui parle de toi toujours.

Je ne t'écrirai pas ces moments de sevrage du vendredi soir.

Je ne t'écrirai pas tant de choses insipides, débiles, bétises, tout ce que je pourrais dire pour t'entendre ou te voir sourire, rire, tout y serait prétexte, toute occasion...

Je ne t'écrirai pas non plus que malgré tout je me rends compte que c'est un assez gros effort que tu fournis en t'ouvrant ainsi à moi, que j'en ai conscience, et que malgré tout j'espère juste que tu ne te sens pas obligé de le faire et que ça reste naturel, spontané, par envie.

Je ne t'écrirai pas tout cela pourtant je meurs d'envie de t'écrire encore, et encore, et même si l'envie se dissipe car le week end est sacré et qu'on ne franchi pas cette ligne, je suis prête, au taquet, dans les starting blocks. Je ne t'écrirai pas que je voudrais que l'on se raconte nos vies par texto, parce que c'est mon hameçon en plus, je ne t'écrirai pas et pourtant je voudrais que tu le sache.

Je ne t'écrirai pas mais je n'en penserai pas moins.

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15 octobre 2019

Libre court

Toutes sortes d'images, de flash, d'idées, de vrais fantasmes m'agitent et me traversent, de choses totalement interdites, incensées, impossibles, complètement folles et mêmes pas forcément désirées. Complètement animée et possédée par ces pulsions, complètement embrasée quand tu me parles d'un voyage prochain à deux, sens en éveil et en alerte rouge maximale, la température monte un peu trop. Je vois déjà le dîner, la soirée, la complicité à toute heure, je vois ce regard par en dessous encore et toujours, je vois un moment qui dérape mais sans savoir qui glissera en premier. Je vois la fougue, je vois l'intensité, le fugace, l'éphémère.

Je sais en parallèle de tout ça que ça ne peut, ne doit pas arriver, car si ça arrive vraiment, ça peut nous embarquer dans quelque chose de très délicat. Il ne m'est pas pensable de t'envisager tomber amoureux de moi, pas pensable de t'envisager sérieusement, il serait complètement déplacé, non voulu et surtout pas bienvenu de s'engager sur un tel point de non-retour. Difficile d'imaginer comment peut se passer l'instant d'après, car même si pour moi ce n'est pas un problème et que tout peut redevenir très naturel, déjà, c'est ce que je dis avant, mais qu'en sera-t-il après ? Et ensuite, nous sommes deux dans l'équation, deux avec nos sensibilités, nos instincts, nos ressentis, nos bagages. La distance que je peux envisager de mettre, encore que là, la situation serait vraiment énorme et difficile à gérer, mais dans l'optique où moi, j'arrive à le gérer et passer outre, rien ne me préserve d'un pêtage de plomb de ta part et de moments des plus compliqués. Ce garde-fou fait redescendre la pression, même s'il a un arrière-goût de "pas drôle".

Car oui, il en est de ça beaucoup. Du jeu. Du sans conséquences, du lâcher prise, du "pour du beurre". Du plaisir à l'état brut et sans réfléchir. D'impulsivité et de pulsion. De gaminerie ? Je l'ignore. J'en ai besoin pour l'instant, estimer qu'il s'agit d'immaturité serait un jugement qui n'est pas forcément bienvenu à ce stade, et surtout raccourci et facile. Estimer qu'il s'agit d'un travers à corriger peut apparaître raisonné, mais la question est là: voudrais-je d'une vie raisonnée ? Et la réponse à cette question, tu la connais déjà. Car tu la vis déjà ainsi, car c'est ce qui fait ton sel, qui te caractérise, et que tu chéries plus que tout pour tout ce que ça t'apporte et qui n'est plus perdu comme ça a pu l'être par le passé.

Alors voilà. Tout l'enjeu est de savoir s'arrêter, savoir si l'on veut s'arrêter mais cette réponse se décide à deux si elle nous implique à deux. Tu ne peux pas résoudre cette équation de ton seul fait. Car impulsivité va de pair avec réactivité, et ce qui se passera, seul le moment nous le dira. Seul ce que tu me donnes alimente mon manège.

Bien qu'honnêtement et en retournant le problème ainsi, il est presque certain que je brûlerai un peu des ailes mais sans les cramer complètement. Je n'outrepasserai pas cette limite, car je connais trop les enjeux et conséquences, l'instant d'après. Et je ne veux pas me retrouver dans ce type d'instant qui n'aura rien de positif: une réalisation de fantasme (donc un fantasme qui disparaît) et des conséquences très lourdes à gérer. Je crois que même si tu me dis que tu arriverais à gérer sans problème, le seul fait de perdre cette emprise, cette tension, cette chaleur, la disparition du challenge, le but atteint, l'acquis, tout cela n'a plus aucune saveur pour moi, comparé à l'électricité qui nous tient sur le moment d'avant.

Toutes ces images disparaîtront à la seconde où elles auront été concrétisées. Et ça, plus qu'une vie raisonnée, je le rejette ardemment.

Des étoiles, de la folie, de l'intense, plus que tout.

 

On ira quelques jours là bas toi et moi et cette idée me tiendra debout encore quelques mois je crois...

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12 octobre 2019

Le loup blanc

Retracer pour se souvenir au mieux, recouper ces différents éléments qui se bousculent dans ma tête depuis trois jours.

J'ai affreusement honte de l'état dans lequel j'ai fini, mais la meilleure façon d'espérer qu'on ne nous en tienne pas compte est de ne pas, soi-même, y attacher d'importance. Après tout, personne n'a capté que j'étais mal, sauf moments exceptionnels, je tenais la discussion, je suivais, je donnais le change, et en même temps, personne n'est dupe et mon état était la résultante de cette soirée, ce que j'ai bu, ce qu'il m'a servi. Lui qui était bien cramé aussi après tout. En fait, la honte, il n'y a que moi qui la ressent alors que ni T. ni lui ne m'en ont reparlé. Tu te monte encore la tête toute seule, il faut que ça passe et que j'oublie ce passage, que le temps atténue ce sentiment comme il l'a fait à maintes reprises.

Par contre, ce que je n'oublie pas, c'est où cela nous a conduit. Je ne sais comment j'ai ouvert la discussion là dessus mais, voilà, elle est partie, j'ai dit ce que j'avais sur le coeur comme c'est venu. Et toi aussi je crois. Mais. Trop d'intensité. Trop d'empathie, trop de douceur, trop, oui, d'intensité. Je n'oublie pas quand tu me demande de te regarder dans les yeux quand tu dis de belles choses à mon sujet. Je n'oublie pas quand tu me prends dans tes bras, mais ce n'est pas une relation hierarchique normale. On pourrait presque dire qu'elle n'est pas saine.
Et en fait je suis un peu troublée. Parce que s'il y a manipulation de ta part à ce sujet, elle est consciente de ma part, puisque c'est aussi un peu le trait que je grossis, ma stratégie pour t'accrocher. En même temps je vois difficilement comment on peut manipuler avec 2g dans le sang. Mais pourquoi pas. En fait je ne sais pas de quoi j'ai peur. Mais tout ça m'a l'air trop simple. Trop facile, trop beau. Coup de poker trop simple pour ne pas être louche. Mais peut être qu'il n'y a pas de loup ? Peut être que je devrais lâcher prise une bonne fois pour toute et accepter.
Accepter que si ça se barre en live, je souffrirai mais en attendant j'aurais vécu ça. Accepter le pari que peut être ça ne se barrera pas en live, peut être ça continuera ainsi, peut être encore plus fort. Peut être qu'il n'y a pas de loup, pas de méfiance à avoir, peut être que ça n'est pas dans son intérêt que ça se passe mal, parce que tu es dans sa team maintenant, tu es son ombre.

Reste l'ambigu. Restent les regards. Reste la taquinerie, le jeu. Reste le flirt qui s'installe malgré tout, qui continue d'affoler mon radar. Mais peut être, non, sûrement, que c'est moi qui me l'affole tout seul. Peut être que tu joue sans aller trop loin. Peut être qu'il faut que j'accepte ces termes du contrat. Peut être alors que ce serait ta façon de me garder à ta botte, de me soumettre. De me manipuler sans trop me manipuler. Peut être que tu fonctionne comme ça avec certaines personnes, comme je commence à m'en apercevoir. Mais peut être aussi que ce jeu est à double sens, que tu réagis ainsi parce que moi je l'entretiens. Peut être que je ne peux pas continuer à faire l'innocente qui subi, sans se rendre compte, le jeu qu'elle même instaure. Peut être qu'il est temps que j'arrête de subir ces pensées, ce manque, cette hâte, et que je ressaisisse, que je m'empare de, ce que j'ai moi même amorcé.

J'aime plus que tout ce brûlage d'ailes même si je le paye cher le reste du temps où elles refroidissent. J'ai du mal à me passer de cette relation là, au point, je crois d'être prête à courrir le risque d'être la seule à le ressentir. Mais je crois que ce n'est pas la première ni la dernière fois que je décolle et m'écrase dans mon coin. L'histoire ce répête inlassablement. Chaque fois, plus fort, plus loin, plus compliqué. Il me faudra être très prudente et invisible cette fois-ci.

Le problème est le moment où ça passe dans le toxique. Tant que je reste ok avec la place que prend ce nouveau taff et son environnement tout va bien... mais si je me laisse brûler les ailes ainsi, je vais décoller toujours plus haut, et toujours, le reste n'aura plus la même saveur, plus de consistance ni de sens à côté de cela. Le danger est ici.

 

Et tu me pris dans tes bras comme ça n'arrive pas normalement. Tu as même ajouté "tu as bien morflé..." mi-paternaliste, mi-sauveur, la distribution des rôles prend bien sa place, cela te glorifie au passage, et ça me rend indispensable parce que je te fais te sentir ainsi.
Je ne sais pas expliquer pourquoi j'ai besoin de prendre cette place là, et on pourrait alors même dire que moi aussi, je manipule, en agissant ainsi.
Il me semble que ce doit être ça. Une petite et légère manipulation réciproque.

J'accepte que ton rôle soit de me rendre heureuse. Si ça te rend heureux à ton tour.

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09 août 2019

L'air du temps / Tombé bien bas

Peut être que la dernière chose que je n'ai pas exploré est la cause initiale de mon départ.

Parce que j'ai pas compris comment, en l'espace de quelques mois, quelques semaines, nous étions passés de "consultation" à "action". J'avais dit "on garde absolument" et vous avez fait tout l'inverse. Sans que personne ne daigne se battre, défendre ce bout de gras là. Alors même qu'il ait été dit que l'on pouvait garder. Non, non, on s'entête et on y va à fond. Sans demander aux principaux intéressés. Sans s'inquiéter des conséquences et du message envoyé. Sans chercher un peu de stratégie, de réflexion, de long terme.

C'est dans l'air du temps, on pourrait dire.

Mais est-ce une raison pour suivre ce mouvement perpétuel ? Est-ce illusoire de penser que l'on peut prendre un peu de temps et réfléchir aux conséquences de nos actes ? Non pas celles sur ma situation propre, mais celles qui viendront avec ce transfert de responsabilités.

Elle défend son poste, sa place. C'est donc la sienne contre la mienne, si on extrapole. C'est peut être une fin normale et évidente, comme dans l'air du temps toujours.

Mais je retourne le problème dans tous les sens et y a pas. J'étais prête à l'entendre, à entendre toutes ces raisons, bonnes ou non, même presque à les comprendre. S'il y avait eu des mots pour le dire. Des mots pour l'accompagner, autres que ceux me demandant de scier la branche sur laquelle j'étais assise. Du cadre, de la stratégie, une seule et bonne raison qui justifierait que l'on fasse cela de la façon la plus malpropre possible. Pourtant, oui, j'étais prête à tout entendre, et accepter. Je ne pouvais pas mieux faire en terme de bonne composition. Mais même ça, ce n'est pas venu. Le seul moment où peut être, ça aurait valu le coup d'être humain, de parler, de faire un geste, de gérer, en somme.

Et ça fait d'autant plus mal que j'ai pas voulu croire et écouter toutes les mauvaises choses dites, les bruits qui courrent, les avis des uns et des autres. J'ai voulu croire à ma chance, mon aura, ma capcité à convaincre et à faire bouger les choses. Et forcément, je tombe de haut.

Alors oui. J'ai trouvé une porte de sortie immensément royale et supérieure à tout ce que j'avais ici. Et je sais que ça a produit, l'espace de quelques secondes, mais c'est toujours ça, son petit effet. Oui je retombe sur mes pattes d'une manière que je n'osais espérer.

Mais ça n'efface pas tout. Le manque de tact, de sollicitude, d'humanité, de mots, de présence. L'indélicatesse. Ca n'efface pas l'incompréhension et l'absence de réponse qui en soit vraiment une. En fait, je me rends compte qu'il n'y a pas d'argument plausible. Même cette histoire de place à garder ne s'applique pas ici. Enfin, peut être qu'elle l'a entendu de cette oreille mais ce n'était pas l'enjeu. Et quoiqu'il en soit, ça n'efface pas le fait que tu te sois couché, lamentablement, sans défendre tes ouailles, ton pré carré, ton service, les gens qui te font confiance et comptent sur toi. Elle est là ma déception, ma blessure, même.

Je suis redescendue très brutalement d'un nuage qui voguait depuis deux ans dans un ciel bleu. Finalement, je ne sais pas ce qu'il y a de plus difficile entre la confrontation et l'absence de mots ou de discussion sur des points précis.

Et je t'en veux, parce qu'au prétexte de garder ta place au chaud, tu ne défend pas celle des autres, alors que c'est justement ton job. Et ça c'est particulièrement dur à avaler, et la difficulté est encore plus présente quant à faire le deuil de ce que tu représentais.

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28 juillet 2019

Ecrire Ralentir Comprendre

J'ai mis un peu de temps cette fois, à déméler, à ressentir, à comprendre. Voilà un moment que je me sens dépassée par les évènements, plus trop moi même, sans le temps de mettre en pause, sans le temps de me poser, d'analyser, de comprendre, pour mieux repartir en pleine possession de mes moyens. Si j'aime le tourbillon habituel, j'aime aussi comprendre ce qui m'entoure et m'emporte, j'ai besoin de maitriser le tourbillon, si tant est que ce soit possible. Maîtriser le tourbillon, voilà une belle définition, ou tout du moins avoir le sentiment de pouvoir le contrôler un peu. Comme je le décide.

Et là j'étais perdue, depuis un bout. J'écrivais des morceaux de choses qui collaient plus ou moins au ressenti du moment, mais sans vision claire de la globalité, des tenants et aboutissants, d'où je partais, où j'allais.

J'avais besoin de temps pour moi. Pas beaucoup, pas énorme, juste un peu, me retrouver, me cogiter, m'introspecter, mettre les mots sur les sensations, la seule chose qui m'anime et me fais tenir, me fais comprendre, l'une des choses que je sais mieux faire. M'étudier vivre.

Je crois que j'ai trouvé et ça m'a apporté le calme soudain, la séreinité innatendue. De ces deux mois, je retiens une spectaculaire fuite en avant, un changement de référentiel, de cadre, de points de vue sur des situations et des gens qui ont changés du tout au tout, en l'espace de quelques jours, quelques semaines.

J'ai senti le vent tourner, tout doucement. Alors, j'ai eu une opportunité complètement innatendue mais qui correspondait à une aspiration de "plus tard, ce serait bien d'atterrir là bas". Le "plus tard" s'est donc matéralisé en "bientôt" et je me suis projetée dans un univers qui n'était pas le mien car il appartient à la cour des grands et je ne m'en sens pas légitime. Et maintenant, voilà où j'en suis, les grands m'ont accepté parmi les leurs. Mais je n'ai pas grandi moi. Alors j'ai peur en réalité. Je suis terrifiée. Je m'engage dans quelque chose qui me dépasse et surtout, d'avoir fait ce choix, c'est ça qui m'effraie: avoir pris une direction, une initiative, une décision qui change le cours des choses alors qu'il n'était pas encore critique, pas encore nécessaire de le changer. J'ai choisi d'enfiler un costume de grand alors que j'avais encore le temps de grandir. Alors c'est ça de vieillir. De prendre de l'âge, des responsabilités, de devenir quelqu'un qui choisit et pas qui laisse faire. J'ai pris une décision un peu rapide, forcément bonne pour moi car au fond de moi j'en avais envie, mais tout est allé vite, laissant penser que c'était un coup de tête. Mais coup de tête digne de "ces gens qui" changent de parcours parce que ça ne leur plait pas, un peu rapidement, sans trop de réflexion, du coq à l'âne. J'ai fait cela beaucoup, plus jeune, pour des choses sans valeur, parce qu'on était dans l'urgence de l'âge, changer de lieu de vie, changer de mec, changer de projets, pas d'attache, pas de calcul, on ferme les yeux, on y va. Plus tard j'ai fait ce changement bien soupesé pour voir le positif que cela m'apporterait et je n'ai pas eu l'impression de me tromper. J'ai changé de boulot, une fois, deux fois, en 2 ans, parce que l'avenir était compromis et menacé dans les deux premières places, parce qu'il en allait de ma santé mentale, de ma forme, de mon bien être, de mon sourire, de ma zenitude. Là je change en avance. Je sais ce qui m'attend ici, lieu qui m'a vu m'épanouir, vivre, recommencer à projeter, à rire, lieu qui m'a laissé prendre mon envol, mon espace, sans jamais le contredire, je me suis sentie soutenue, encadrée, comprise et reconnue. J'étais bien. J'étais bien et je ne sais pas ce qui m'attend sur ce côté là. Il y a l'enrichissement professionnel c'est certain, mais l'humanité cela compte. Et en même temps je sais que je n'ai pas à m'inquiéter puisque cet environnement m'est familier. Il me manque peut être l'étape entre "savoir que l'on peut relever le défi" et "être capable". Cette marche est haute, et j'ai peur de la franchir aussi parce que j'ai peur de ce qu'elle peut transformer en moi. Je suis pleine de doute, de remise en question, d'adaptation perpétuelle. Et je le suis aussi parce que je ne veux pas devenir sûre de moi, gardez m'en... Mes hésitations mon garde fou...

Le paradoxe que de chercher la sérénité mais de chérir ses peurs ! D'un mot à l'autre l'on se cerne un peu plus. J'ai pris peur de ce changement brusque et j'avais besoin de le ressentir, de l'assumer, d'être en accord de tout mon être avec le changement amorcé. J'avais besoin d'y mettre les mots pour me sentir plus maître de moi même. Et besoin de les trouver ces mots, avant de pouvoir les poser quelque part.

J'ai peur de ce qui m'attend. J'ai peur du niveau du taff, j'ai peur de tout ce que j'ai pu entendre sur toi, j'ai peur de changer mon opinion en fonction de ce que j'ai entendu sur toi. J'ai peur de ne pas être naturelle. J'ai peur de l'être trop et d'en dévoiler trop. J'ai peur d'aller trop loin. J'ai peur de trop jouer dangereusement. J'ai peur parce que je ne sais pas comment faire lorsqu'une collègue amical devient chef direct. J'ai peur parce que je quitte un cocon chaud et immobile, rien ne se passe, pas de vagues. Même si je sais que je pars au bon moment vu la tournure des choses, pour moi comme pour les autres.

J'ai peur mais je sais que cette peur se transformera progressivement en un formidable moteur. La peur aide à garder les pieds sur terre. A rester humain.

Ralentir le tempo pour mieux le comprendre et se l'approprier.

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17 juillet 2019

juste

J'ai eu la validation.

J'ai envoyé le mot final.

J'ai annoncé. J'ai serré dans mes bras. J'ai souri, beaucoup. J'ai surpris, un peu.

J'ai ouvert un peu plus les vannes.

J'ai constaté l'immobilisme. Avec dépit.

J'ai tenté de l'oublier et de me concentrer sur mon prochain objectif. Même si, ça fait quand même un peu bizarre. Je quitte le connu, le familier, le chaud. Je pars pour d'autes hospices réputées autrement moins familières. Je pars pour d'autres contrées plus hautes, plus responsables, plus vertigineuses, plus impressionantes. Je laisse derrière moi quelques regards perdus, heureux pour moi mais restés coincés.

Un goût étrange. Le bonheur, ça c'est certain, mélangé à la peur de la gueule du loup, et aussi à la soif de défi et de se sentir capable d'y arriver, d'amadouer, de convaincre. Un vrai défi intégral.

C'est vrai. Ca arrivera. Ce n'est plus rêvé, espéré, attendu, tutoyable. C'est. Et c'est incroyable, toujours.

Sérénité au goût de promesse. Au goût d'ailleurs, de nouveau, d'excitant. Au goût d'environnement compris et compatissant.

Tout cela est arrivé vite. Quelques secondes sur une éternité. Il faut se retourner, et digérer. Il faut prendre l'exacte mesure. Il faut se rendre compte de l'immensité de la chose pour en apprécier chaque parcelle.

L'hystérie, l'effervescence, l'hallucination a laissé place au calme de l'impressionnement. Oui c'est ça. Bloquée, fascinée, avec de très grands yeux, du haut de mes petites pointes de pieds. Je regarde, timidement, j'observe. C'est moi maintenant qui me retrouverait au milieu de tout cela. Ce sera moi à cette place. C'est moi que l'on écoutera, c'est à moi que l'on fera confiance, c'est moi qui orienterai.

 

Ouatch. Pour la première fois, ce sentiment là, il évolue intimement avec un autre: celui de me sentir à ma place, peut être même, à la hauteur. Capable. Sans être trop sûre mais, juste, digne.

Ne pas oublier. Jamais.

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10 juillet 2019

L'écrire pour le sortir

Je n'arrive pas à cerner, à saisir, à comprendre.

Les regards et les sourires en coin. Le fait que tu renchérisse à chaque bétise que je vais dire, à chaque perche tendue. Je parlais de complicité mais là, c'est peut être plus loin, je n'arrives pas à savoir si c'est moi qui m'exalte ou si c'est un petit jeu avéré. Si c'est moi qui "flirte", qui joue, et s'il n'y aurait pas, quand même, une réponse en face, alors que c'est totalement improbable, non bienvenu et pas souhaitable. Est-ce que c'est sur ce nerf là que va jouer ta manipulation ? Car dans ce cas tu es effectivement très perspicace et expert, car c'est ma corde sensible. Ma faiblesse. Mon émotivité. Ma force est de le savoir et donc de l'analyser.

Mais pfffffiiiioouuu... c'est une ivresse qu'il est bon de ressentir, surtout tant que les mots ne sont pas posés, tant que l'on reste dans le suggéré, le presque palpable mais rien de plus. Le trouble. Ce foutu trouble au creux du bide, qui donne chaud et fait ressentir comme un bien être qui t'envahit tout doucement, peu à peu. Oui mais. Je dois composer avec cela et une méfiance. Et c'est dur de faire la part des choses, de ne pas voir que tu rentre dans mon jeu, de ne pas sentir de frissons.

Ca m'échappe. J'espère que ça va s'atténuer, au moins de mon côté, pour ne pas jouer sur ce registre trop longtemps, surtout dans le cadre de notre relation de travail.

J'espère, comme un garde-fou, quand c'est la sagesse qui parle. Mais j'aime tellement, j'ai tellement envie de tenir tête. Incorrigible. Je suis pommée. Je suis troublée quand tu es là. Je crois que tu le sais. Ca faisait pas ça avant, so what ? Je ne comprends pas ce qui est arrivé mais c'est là.

Méfiance. Puis trouble. Puis sourire en coin et yeux rieurs. Puis sérieux du travail. Mais en même temps tes yeux plongés, fixes, dans les miens. Donc sourire. Mais en restant sérieux. Tenir tête. Outch, ça brûle...

L'histoire se répète, et toujours plus loin dans le jeu, le brûlage d'ailes, le contrôle.

Ton sourire... ton rire... ton regard... c'est entrain de fondre, là... percussions dans mon coeur, le trouble, le vertige.

On dirait deux ados qui sourient en baissant les yeux, parce qu'ils se rapprochent tout doucement, on dirait deux gamins pétris de timidité et le rouge aux joues de sentir la tension de l'air... Est-ce que je me fais encore mes films toute seule ou est-ce que t'es bien entrain de l'entretenir ? Est-ce que ce sera ton moyen de domination ? En même temps dans ce cas là, elle sera totalement consciente et assumée de ma part, puisque je m'en aperçois tout de suite, et que je ne rentre dans ce genre de jeu que si je l'ai décidé... alors pourquoi pas d'ailleurs ? On verra ce que ça te poussera à exiger de moi, et où je poserai la limite. Car il est question de cela aussi. Tu peux jouer avec moi, tu peux te servir de cela pour arriver à tes fins, dépendement du type de fin, mais c'est un jeu qui va dans les deux sens. Ca peut marcher comme un booster pour moi, et alors je me surpasse pour accéder à la validation, l'approbation. Se rendre indispensable et exceptionnelle. Je sais faire, j'ai déjà fait. Puis je suis capable de me lasser. Et alors l'enchantement aura disparu. D'ailleurs ça finit toujours par s'estomper avec la routine et le temps qui passe... Alors finalement on peut peut-être penser que ce n'est qu'une répétition inlassable de l'histoire... Toujours plus forte, passionnée et exaltée certes... toujours plus dangereuse mais toujours plus maîtrisée et connue.

Trouble. Flou. A laisser décanter le temps de ton absence qui me reposera les sens...

Posté par Igrec à 19:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]